n°245 - Marseille des collines
Previous Page  9 / 129 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 9 / 129 Next Page
Page Background

UNE VILLE INSCRITE DANS

UN AMPHITHÉÂTRE TOURNÉ VERS LA MER

Marseille prend appui sur un bassin sédimentaire

d’environ 180 km

2

encerclé par une couronne colli-

naire ouverte à l’Ouest sur la mer. Le climat médi-

terranéen atteint ici son paroxysme : la beauté des

paysages est accentuée par les affleurements de

calcaire blanc qui réfléchissent la lumière et, com-

binés à la mer, déclinent une palette de couleurs en

fonction de l’heure, des saisons, du temps...

Partie du Lacydon, la ville s’est développée jusque

sur les piémonts des collines, absorbant des lignes

de reliefs. Une épine dorsale orientée Est-Ouest

sépare le site en deux sous-bassins. Cet enchaî-

nement, qui intègre le massif du Garlaban et la

colline de la Garde, finit sa course au-delà du trait

de côte. Ses derniers sommets, If, Pomègues et

Ratonneau émergent de la surface marine à 4 km

du Vieux-Port.

Les grands reliefs périphériques, aussi bien que

ceux, plus modestes, absorbés par la ville, sont

perceptibles de toute part. La colline de la Garde

domine la façade maritime urbanisée. De son som-

met, la Bonne Mère veille sur les marins et sur la

ville. Près d’elle, la colline Périer surplombe les

quartiers Sud. Espace convoité, elle est occupée

par un tissu urbain fait de villas et de jardins dilués

dans l’ambiance d’une colline boisée.

Les points hauts sont trop nombreux pour être tous

cités, tant le socle marseillais est travaillé par les

I

08

I

LES HAUTS DE MARSEILLE

Marseille

MARSEILLE, UNE

ARCHITECTURE NATURELLE

PAR

HÉLÈNE BALU

Agam, Directrice d’Études Responsable

du Pôle Territoires Durables, Solidarités et Société

PAR

HERVÉTHÉDY

Agam, Chargé d’Études environnement/développement durable

du Pôle Territoires Durables, Solidarités et Société

C’est dans une calanque, le Lacydon, que fut fondée Marseille dont l’histoire

a sans cesse tissé de puissants liens entre la mer et les collines. La calanque

originelle constitue le cœur d’un vaste amphithéâtre tourné vers la mer. Une

géographie singulière qui modulera la construction de la deuxième ville de

France : une ville posée sur un socle calcaire qui embrasse la mer sur près de

60 km ; un territoire communal de 24 000 ha (soit deux fois la superficie de

Paris intra-muros) dont 40 % sont constitués d’espaces naturels.

Nous allons décliner une forme de voyage géographique et urbain, au gré

d’exemples choisis pour illustrer le rapport entre la ville et le relief sur ce

territoire qui a été offert à la constitution de Marseille.

© FRÉDÉRIQUE MAUCOURT/AGAM

MARSEILLE : DES HORIZONS MULTIPLES.

CLICHÉ RÉALISÉ DEPUIS LE PORT DU FRIOUL LE 19 JUIN 2014