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intenses, ils rappellent aux concepteurs de la ville

que transformer le socle géographique n’est pas

toujours sans conséquences.

UNE TRANSITION

VILLE-COLLINES IMMÉDIATE

Construire en plaine ou dans des secteurs de faible

pente représente une solution de facilité technique

et de moindre coût. Relief, déprise agricole et suc-

cès croissant du modèle « maison individuelle avec

jardin » comptent parmi les facteurs qui favorisent

le développement de la ville sur les espaces de

plus faible pente. La ceinture maraîchère de Mar-

seille a ainsi été progressivement grignotée, et avec

elle, depuis les années 1970, les terres arables de

qualité. Le résultat est une structuration urbaine

inhabituelle : une transition ville-collines immédiate,

sans espaces intermédiaires. Partout la ville s’est

infiltrée, profitant de la moindre opportunité pour

gagner un peu de surface et se rapprocher des

collines assimilées à des espaces naturels. Pour-

tant ces dernières gardent les traces d’une activité

agricole adaptée aux terrains pentus des piémonts :

les restanques.

L’accroissement de la pression urbaine sur les

espaces agricoles, et dans une moindre mesure

sur les espaces naturels, a engendré une urgence :

la protection des grands massifs collinaires. Ces

derniers bénéficient d’une stratification de régle-

mentations visant à leur protection en renforce-

ment constant. Arrivée en butée sur des collines

classées inconstructibles, la ville ne peut plus

s’étendre. Pour continuer à la développer, deux

choix complémentaires s’offrent aux urbanistes :

la densifier et la reconstruire sur elle-même.

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MARSEILLE, DES RELIEFS OMNIPRÉSENTS.

© RÉALISATION ÉLÉONORE SALWA/AGAM - 2013