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patrimoine des objets mobiliers et des orgues est

également protégé pour 490 d’entre eux.

• Constatons immédiatement que les bastides y

sont peu nombreuses : la plupart des 750 à 1 500,

selon les critères utilisés, ont disparu depuis la deu-

xième moitié du XIX

e

siècle, soit du fait de l’indus-

trialisation spontanée du terroir marseillais, soit du

fait plus récent et tout autant «spontané» des urba-

nisations collectives puis plus près de nous promo-

tionnelles. Cinq sont protégées au titre des monu-

ments historiques avec la partie rescapée de leur

ancien domaine, auquel ont peut ajouter une bastide

«urbaine» récemment inscrite, il y a peu menacée

de démolition, et le «château Borély», somptueux

et savant palais à la campagne, commandant un

domaine bastidaire de 89 ha en 1778.

• Les principaux monuments du Second Empire,

époque grandiose du développement urbain et archi-

tectural de Marseille, sont en bonne part protégés,

mais restent à considérer des édifices remarquables

sinon majeurs, comme l’église Saint-Vincent-de-

Paul-les Réformés, synthèse subtile des gothiques

français, tandis que le patrimoine portuaire, dont

la Jetée monumentale du Large, attendra encore

une reconnaissance culturelle et un consensus

des gestionnaires.

• Au «tournant du Siècle» –fin XIX

e

, début XX

e

–,

l’atelier du photographe Nadar puis de la dynastie

Detaille a échappé à la démolition partielle en 2011

pour être inscrit en 2012. Depuis, son propriétaire et

le service des monuments historiques recherchent

un usage adapté à l’histoire et aux dispositions de

ce qui représente sans doute le dernier atelier –au

niveau mondial, et fort bien documenté– d’un des

plus grands photographes du XIX

e

siècle.

• Le XX

e

siècle est couvert par des protections in-

contournables : la Cité Radieuse, les immeubles de

la Reconstruction de Fernand Pouillon sur le quai

du Port, quelques productions de Gaston Castel, le

Pharos massaliote de Planier, ainsi que par 64 label-

lisations «Patrimoine du XX

e

siècle».

• Le patrimoine militaire des XIX

e

et XX

e

siècles est,

à Marseille, considérable par le nombre et par son

intérêt : après les grands ouvrages de l’époque mo-

derne (sous François I

er

, le château d’If et le bastion

de la Vigie soutenant désormais Notre-Dame de

la Garde, puis les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas

sous Louis XIV), des dizaines de forts et batteries

ont systématisé ces deux derniers siècles la dé-

fense de la rade et de la ville, témoins d’une sito-

logie admirable et d’une adaptation permanente à

l’évolution technique des projectiles. Leur inventaire

VUE DES DEUX FORTS.

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