n°237 - La clé du royaume, Marseille au XVIe siècle
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La ville pacifiée

Par l’édit d’Amiens de juillet 1596, Marseille obtient une

amnistie générale et la confirmationdes privilèges urbains.

Le printemps 1598 marque le rétablissement de la paix

en France, avec l’Espagne d’abord (traité de Vervins), et

sur le plan civil et religieux ensuite, avec la promulgation

de l’édit de pacification de Nantes. Enregistré par le parle-

ment de Paris en février 1599, l’édit de Nantes ne l’est par

celui de Provence que le 4 avril 1601, soit trois ans après

sa promulgation.

Ruffi

Le notaire Robert Ruffi, archiviste de la ville, après

avoir composé des

«sonnets, chansons et libelles dif-

famatoires»

contre Henri IV, se fait passer pour un

royaliste poursuivi sous la Ligue. A ce titre, en 1600, il

demande à être indemnisé. La réponse des consuls est

«telle demande doit êtremise aunéant»

(AVM, CC2185).

La «maison diamantée».

Elle aurait été édifiée à partir de 1570 pour Pierre Gardiolle, d’origine catalane, négociant à Marseille. Marc de Barre, tailleur

de pierres, y a sans doute travaillé. La maison est vendue aux enchères à la mort de Pierre Gardiolle en 1572 et acquise par Jean de Roddes, son

beau-frère, qui la divise en deux en 1599. Sa façade garnie de pierres taillées en pointes de diamants et son escalier décoré de caissons à rosaces

sont les uniques exemples de ce style à Marseille.

© André Ravix

© André Ravix

© André Ravix

Bibliographie sommaire

Gaston Rambert et Joseph Billioud,

Histoire du commerce de Marseille

, tome III,

de 1480 à 1599

.

Le commerce de Marseille de 1515 à 1599

,

par Joseph Billioud, Paris, Plon, 1951.

Wolfgang Kaiser,

Marseille au temps des

troubles

, 1559-1596. Paris, Éditions des

Hautes études en sciences sociales, 1992.

Foi et violence. La Provence au temps de la

Réforme. De mémoire d'archives

, Archives

des Bouches-du-Rhône, 1998.