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ouvreuses en uniforme, ses cartes postales publi-

citaires, ce «petit palais de la cinématographie»

ouvre une étape décisive dans l’affirmation du

cinéma au rang de spectacle à part entière, récla-

mant tout le luxe et le confort dans des locaux

appropriés, ces nouveaux «théâtres» construits

pour le cinéma.

Trois semaines après l’Eden, le 21 décembre

1907, Tapiès, les frères Gurgui et le Parisien Bru-

neau ouvrent au 55-57 rue Saint-Ferréol, dans

les locaux de l’imprimerie Cayer, un autre cinéma

de luxe,

le Modern cinéma

(futur Rex) décoré

par le peintreMaïna. Son architecte EugèneMarx

l’a voulu en ciment armé et acier, avec une cabine

de projection éloignée des sorties et séparée de

la salle par deux murs indépendants pour répon-

dre aux risques d’incendie. Trois mois encore et

le 18 avril 1908 s’ouvre une troisième salle de

prestige dans le centre ville,

le Kursaal

. Installé

sur la Canebière à la place de l’ex-café de Mar-

seille, à côté du café Riche, le nouveau cinéma

offre 500 places avec orchestre, hall, fumoir et

bar, plus, en annexe, le café Métropole. L’un de

ses propriétaires, Henri Rachet, qui dirige aussi

la Brasserie de Bohème, sera vingt ans plus tard

à l’origine du Capitole avec Roger Richebé. Dès

1910, il fonde Midi-Ciné-Location une agence

de distribution qui diffusera les films des produc-

teurs indépendants et étrangers et ses propres

vues d’actualités.

Façade et vue de la salle

du Kursaal Cinéma,

1 bis La Canebière,

Marseille Moderne

, 1914.

© COLL. ANDRÉ BLÈS

© COLL. ECHINARD

Intérieur du Fémina-

Cinéma-Théâtre,

31 rue Saint-Ferréol

MM. Faure Père et

Fils Architecte

© COLL. LAUGIER

© COLL. ÉCHINARD

1914

1914