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D’autres grandes salles marseillaises sont inau-

gurées entre 1910 et 1913 dans les principales

rues «chic» de l’hyper-centre : Canebière, rue

Saint-Ferréol et rue de Rome.

Le Fémina-cinéma-

théâtre

(futur Rialto) ouvre en décembre 1910

dans l’immeuble de l’ancien Réveil du Lion de

Montus, au 31 rue Saint-Ferréol. Œuvre de MM.

Faure père et fils (Germain Faure a alors 27 ans

et il réalisera encore plusieurs autres salles mar-

seillaises), il restera longtemps, avec son millier

de places, la plus importante salle de la région et

sa disposition sera souvent reproduite y compris

à Paris. Rénové dès 1913, il devient le fief de la

Gaumont. Le 6 décembre 1912, le

Cinéma-

attraction Comœdia

s’installe au 60 rue de Rome

et le 24 décembre, c’est au tour du

Régent

(futur

Hollywood) d’ouvrir ses portes au 3 rue du Jeune

Anacharsis, sur l’emplacement de l’hôtel de

l’Univers et de Castille. Ici aussi, il ne s’agit pas

de réaménagement mais d’une véritable création.

Conçu par Germain Faure, il est décoré par Léger

et Maïna. Avec sa galerie, ses riches décorations

et son «orchestre symphonique», il s’intitule «le

plus luxueux et le plus confortable de Marseille»

et attire bientôt la plus forte fréquentation. Fin

1912 encore, le

Cinéma Empire Théâtre

de Jean

Cafiero ouvre au 6 allées de Meilhan (futur

emplacement du Cinéac). Décoré de peintures

de Michelon, il insiste sur son luxe et projette

des films à grand spectacle comme

La Dernière

bataille de Custer

.

A la veille de la Grande Guerre, compte tenu des

salles, moins luxueuses mais tout aussi grandes

et nombreuses, qui se sont déjà installées dans

les quartiers de la périphérie marseillaise, le

cinéma est devenu, avec les 30 à 40 lieux qui lui

sont consacrés, le plus répandu et le plus couru

des spectacles. En moins de vingt ans d’existence,

diverses maisons de distribution sont apparues,

les scènes de films tournées sur place se sont

multipliées, nombre d’acteurs locaux se sont

engagés dans la carrière cinématographique.

De la guerre au parlant (1914-1928)

La guerre de 1914-1918

Le premier conflit mondial accentue encore le

rôle désormais majeur du cinéma face aux théâ-

tres contraints de fermer leurs portes par la

mobilisation des personnels et artistes. Ainsi,

l’Alcazar et les Variétés, après avoir fermé dans

un premier temps, rouvrent en octobre 1914 avec

des séances de cinéma, l’Eldorado Casino fait de

même en décembre, ainsi que le Palais de Cristal

devenu provisoirement

le Ciné-Palace

. La

Vue intérieur

de la salle du Régent.

© COLL. ECHINARD

Le 18 avril 1908 s’ouvre

une troisième salle

de prestige dans

le centre ville, le Kursaal.

1914