n°227 - Métiers d'hier et d'aujourd'hui
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1286 à Barcelone du

Consulat de la Mer

, qui tire

soixante lois des usages des Rhodiens.

En France, l’obligation du pilotage résulte de

l’édit de 1551 pris sous le règne d’Henri II :

«le

patron du navire pour écarter tout danger menaçant

la vie des hommes ou la cargaison sera tenu en tous

lieux où la nécessité et l’usage le commandent de

prendre un pilote ; s’il ne l’a pas fait, il sera puni

pour chaque fois d’une amende de 50 réaux d’or. Il

dédommagera, en outre, le chargeur des frais et per-

tes qu’il aura éprouvés par suite de cette négligence.

Le pilote sera payé sur les marchandises du char-

geur et il sera nourri par le patron si son salaire

n’excède pas 6 livres de gros de Flandre. S’il excède,

son salaire sera imputé comme grosse avarie sur le

navire et sur la cargaison»

.

Quelques années plus tard, l’édit de 1584, sous

le règne d’Henri III, prévoit que l’examen de pi-

lote sera passé

«en présence de l’amiral ou de ses

lieutenants et de deux échevins ou notables bour-

geois»

. Le nombre de pilotes est établi dans cha-

que port par l’Amirauté, le pilotage n’étant cepen-

dant obligatoire que pour les navires étrangers.

Mais, en fait, c’est à l’

Ordonnance sur la Marine

du

mois d’août 1681, commentée par R. J. Valin, que

revient le mérite d’avoir défini de façon très pré-

cise les attributions respectives du capitaine de

navire, du pilote hauturier et du pilote lamaneur.

Le titre III du livre IV codifie le rôle du pilote

lamaneur. Ses 18 articles précisent, notamment,

la fonction du pilote lamaneur, le monopole du

pilotage et son corollaire, le contrôle de l’Ami-

rauté et du commerce local sur les pilotes, la ga-

rantie de la sécurité apportée au navire par un

©DR -PILOTEDUPORT

Les pilotes

travaillent

par tous

les temps…