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Un trésor à protéger

L’insularité a permis à cette faune et cette flore

remarquables de se maintenir dans un très bon

état de conservation, alors que sur le continent

ces mêmes espèces ont subi les affres de

l’urbanisation du littoral. Les îles sont donc de

véritables zones de refuge pour la biodiversité. Et

pourtant, l’écosystème in-

sulaire est marqué par une

très grande sensibilité aux

perturbations. Paradoxale-

ment, les particularités na-

turelles, que ces espèces ont

su développer pour se

maintenir sur les îles, les

rendent plus fragiles face au moindre change-

ment de leur environnement…C’est ce que l’on

nomme «syndrome d’insularité» : face auxmena-

ces qui peuvent apparaître, aucune «fuite» n’est

possible… Ainsi, si la cueillette d’une fleur peut

sembler anodine, répétée par les 450 000 visiteurs

que compte le Frioul chaque année, elle serait un

désastre. De même, le vagabondage des visiteurs

hors des sentiers entraîne le piétinement des

plantes et la création de véritables cicatrices dans

la végétation. Et la divagation d’un chien, même

très obéissant, peut créer un stress lourd de

conséquences sur une colonie de puffins. Les îles

sont un trésor naturel et fragile qu’il faut protéger.

Il est donc du devoir de chacun de s’y employer

afin qu’il puisse également bénéficier aux généra-

tions futures. Le Guide des

Îles de Marseille, Découverte

du Frioul

(voir notre rubri-

que Livres p.125), a pour

objectif de mener vos pas

vers l’intimité de cette na-

ture insulaire si fragile : ex-

plorer, comprendre, res-

pecter… Au cours d’une balade sur les sentiers

du Frioul, vous aurez l’opportunité de découvrir

le patrimoine naturel ainsi que l’histoire de

l’archipel, mais également les actions mises en

œuvre pour leur sauvegarde avec la volonté affir-

mée de concilier le plus longtemps possible

activités humaines et préservation des richesses

naturelles.

Lys des sables

à la calanque

de Crine

©F.-N.RICHARD

Si la cueillette d’une fleur peut

sembler anodine, répétée par

les 450 000 visiteurs que

compte le Frioul chaque

année, elle serait un désastre.