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l’industrie lourde du nord de l’Europe, celle des

mines de houille et de fer. Puis, le développe-

ment du raffinage de pétrole et des industries

pétroléochimiques se fit hors de la cité, sur les

pourtours de l’étang de Berre qui la mirent en

relation avec le monde entier, comme l’industrie

sidérurgique lourde qui fut créée au voisinage

de l’embouchure du Rhône à Fos-sur-mer. Mar-

seille occupa progressivement des sites géogra-

phiques voisins, mais demeura isolée du reste

de la Provence, –et à plus forte raison du reste

de la France. Bien qu’ayant beaucoup grandi, elle

restait prisonnière de ses frontières naturelles :

par la mer à l’ouest et, au sud, par ses hautes

collines calcaires. Les autres collines qui l’enser-

rent au nord et à l’est ne furent percées que très

tardivement par des tunnels : ferroviaire (1846),

puis maritime au Rove (1926), et, de nos jours,

autoroutiers. Et Marseille s’ouvre toujours sur

la mer.

Aujourd’hui

Nous vivons actuellement de formidables muta-

tions scientifiques, industrielles, économiques,

sociales, culturelles qui nous contraignent à nous

ouvrir encore plus qu’autrefois au monde ex-

térieur, au monde entier. Marseille a survécu à

des crises économiques et à des grèves qui ont

durement affecté les activités du port et de la ville.

Elle a notablement développé ses activités cultu-

relles, sportives et touristiques, signes concrets

d’une révolution de la sociologie de sa popula-

tion. Aussi, ses relations avec la mer ont-elles no-

tablement changé, vers plus de tourisme, plus de

croisières, plus de plongée, plus de protection

des milieux naturels.

Aujourd’hui, c’est l’ère de la magnifique opéra-

tion urbaine d’Euroméditerranée. Ne nous y

trompons pas : le futur développement économi-

que de la France et de l’Europe dépend fortement

des mécanismes de métropolisation au sein et

autour de ses grandes villes, puis de leurs spécia-

lisations et des liens fonctionnels à s’établir entre

elles.

Aujourd’hui, ce sont aussi le développement et

la modernisation du port, l’arrivée des croisiéris-

tes venus du monde entier et des compagnies de

transport maritime, au premier rang desquelles

la CMA-CGM, présente sur toutes les mers du

monde.

Vue perspective

des ports (détail),

chromolithographie de

Frédéric Hugo d’Alesi,

Château Borély

©CETER

1888