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Recherche pour le Développement (IRD), l’essor

de l’Institut de laMéditerranée, de l’Institut Médi-

terranéen des Transports maritimes, du Club de

Marseille, de l’École de la Marine marchande par

exemple en constituent autant de preuves sup-

plémentaires.

L’une de nos missions les plus importantes est

d’éduquer et de former les populations locales

puis régionales et enfin celles des pays du sud.

Les populations locales peuvent facilement être

atteintes et formées par l’école et par les associa-

tions. On peut aussi citer des opérations très re-

marquables comme «Mer en Fête», qui a formé

à la protection du milieu marin, en mer, grâce à

la Société de Navigation Corse-Méditerranée

(SNCM) plus de 80 000 élèves de Méditerranée

en 12 ans. Le Museum d’Histoire naturelle de

Marseille pourrait lui aussi

jouer un rôle majeur dans

cette prise de conscience de

la population vis-à-vis de

l’environnement. Une re-

définition de ses missions et

de ses moyens au sein de ses

bâtiments historiques mais

classés de façon contrai-

gnante, pourrait être entre-

prise à bref délai. Il s’agirait de l’ouvrir plus large-

ment aux échanges internationaux, notamment

grâce à ses remarquables collections. Rappelons

simplement que la culture scientifique et techni-

que fait partie de la culture de «l’honnête hom-

me» d’aujourd’hui.

Une culture de la mer

Cette ouverture de Marseille sur le monde passe

évidemment par les échanges des idées entre les

peuples. Aussi, le Musée des Civilisations

d’Europe et de Méditerranée ou les rencontres

d’Averroès devront-ils jouer un rôle important

dans les flux intellectuels et les dialogues entre

des peuples partenaires de toujours. D’autre part,

les membres des comités pour désigner les capi-

tales européennes de la Culture ne s’y sont pas

trompés non plus : Marseille a toutes les qualités

d’ouverture sur le monde et saura démontrer à

d’autres ses capacités de faire vivre ensemble des

populations, des cultures, des religions, des cou-

tumes différentes, préfigurant le monde de de-

main et y apportant quelques solutions que son

pragmatisme lui a fait découvrir.

Marseille et la mer, toujours

Plus qu’auparavant, Marseille reste ouverte sur

le monde. Elle doit élargir ses contacts et ses

relations extérieures :

• avec les ports de ses voisins, français et euro-

péens ;

• avec les ports des rives du sud de la Méditer-

ranée, Alger, Tunis ou le nouveau Tanger ;

• mais surtout avec les nouveaux Grands, de

l’autre côté de la planète qui réfléchit, qui éduque,

qui créée, qui innove : la Chine, l’Inde, le Japon,

le Brésil, les pays qui fabriquent déjà et qui fabri-

queront le futur de notre planète, au plan scienti-

fique, technique et économique. À nous de leur

apprendre les nouveaux

rapports entre l’homme et

les milieux naturels, surtout

marins. L’heureux et tradi-

tionnel mélange des cultures

â Marseille devrait faire

merveille, surtout si des

stratégies sont clairement

définies et développées. À

nous de leur apprendre non

seulement certaines dimensions écologiques qui

leur échappent encore, mais aussi les bases cultu-

relles de nos relations avec les milieux naturels.

C’est là une des facettes importantes de

l’opération «Marseille capitale européenne de la

Culture, 2013», car, en dernière analyse, les ap-

proches de l’économie, de la sociologie, de

l’urbanisme, de l’éducation, du droit, de la scien-

ce, etc., ont de fortes bases culturelles, dont nous

devrons tirer le plus grand parti pour aider notre

belle ville à devenir l’une des plus importantes

métropoles de Méditerranée.

«Mer en Fête» a formé

à la protection du milieu

marin, en mer, grâce

à la Société de Navigation

Corse-Méditerranée (SNCM)

plus de 80 000 élèves

de Méditerranée en 12 ans.