Previous Page  10 / 129 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 10 / 129 Next Page
Page Background

9

«Mer» de classe mondiale. Les premières bases

en sont heureusement jetées et de nombreux

liens se tissent, fédérant enfin les formidables ca-

pacités des industries et la créativité de ses grou-

pes de recherche. Le réseau des laboratoires de

recherche et des entreprises tournées vers le mi-

lieu marin est solide et extrêmement compétent.

Le Centre d’Océanologie de Marseille est l’une de

ses pièces maîtresses. C’est à partir de ce réseau

que se constituera en sciences la vraie interface

entre l’Europe et les pays méditerranéens. Nous

y avons, régionalement, un très grand rôle à jouer,

car nous en avons besoin, l’Europe en a besoin,

les pays méditerranéens en ont besoin et la Médi-

terranée elle-même en a le plus grand besoin.

Le long des régions méditerranéennes de

l’Europe, le moment est donc venu de mettre sur

pied ensemble, avec les métropoles voisines, des

réseauxméditerranéens inter-régionaux français,

puis inter-métropolitains internationaux, dans

chaque secteur de l’économie. Il faut évidem-

ment faire table rase des stériles concurrences

franco-françaises qui sont handicapantes. Cet en-

semble doit donner à Marseille un rôle de pre-

mier plan comme interlocuteur de l’Europe

auprès de tous les pays de la Méditerranée.

Connaître, aménager, éduquer

En sciences de la mer, de nouvelles obligations

sont apparues : étudier la Méditerranée pour

mieux la connaître, mieux l’exploiter, mieux la

gérer, voilà le futur objectif. C’est capital, pour

notre simple survie: les vrais problèmes du futur

sont liés à la protection des

milieux naturels, terrestres,

côtiers et marins. L’au-

dience internationale du

réseau de nos laboratoires

s’élargit en établissant de

nouveaux contacts avec

d’autres pays. Ce fut le cas

récemment de la tenue à

Marseille du Colloque franco-japonais d’Océano-

graphie, organisé avec le concours des deux So-

ciétés franco-japonaises d’Océanographie de

France et du Japon. Notons que le journal de cet-

te dernière s’appelle «la Mer» (en français). Cette

réunion a conduit dans notre ville, du 8 au 10

septembre dernier, la plus nombreuse délégation

d’océanographes japonais (42 spécialistes) jamais

venue en France, avec l’aide et le soutien de la

Municipalité, de l’Académie des sciences, du

Conseil régional, de l’Agence de l’eau, de la Fon-

dation franco-japonaise Sasakawa, etc. On y ap-

prit beaucoup sur les récifs artificiels, l’aqua-

culture, les aménagements côtiers, par exemple.

Elle se prolongera en 2010 par de nouvelles réu-

nions scientifiques à Kobé, jumelée avec Mar-

seille, dans le cadre du grand Salon international

d’Océanographie TechnoOcean, sur des thèmes

très proches de ceux de Marseille, mais vus du

Japon cette fois. Ce fut le cas de la signature du

jumelage entre l’Université

de la Méditerranée et

l’Université des Sciences et

Technologies marines de

Tokyo, le 10 septembre

dernier. Ce fut le cas aussi

de la tenue à Marseille de la

très importante manifesta-

tion «Biomarine» tenue à

Toulon et à Marseille au Parc Chanot du 20 au

24 septembre, avec de très hautes personnalités

internationales de la science, de l’économie et de

la politique.

En sciences marines, Marseille devra devenir

l’un des grands centres européens de recherches,

qui continuera d’attirer des chercheurs du mon-

de entier. L’installation récente de l’Institut de

Signature des accords

de jumelage, le 10 octobre 2008,

entre Rikuo Takaï, président

de l'Université des Sciences

et Technologies de Tokyo

et Yvon Berland, président

de l'Université de la Méditerranée

Etudier la Méditerranée

pour mieux la connaître,

mieux l’exploiter, mieux

la gérer, voilà le futur

objectif.

2008