n°221 - Made in Marseille
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fabrication «en continu», la plupart de leurs con-

frères ne cherchaient pas à s’adapter à l’évolution

des techniques ou aux attentes des consomma-

teurs, tant ils étaient confortés par les demandes

de marchés protégés. Certes leurs produits

génériquement connus s’exportaient, mais il

n’existait pas de grandes marques de notoriété,

hormis «Le Chat», «Le Fer à cheval», «La Pom-

me» et «La Tour», qui continuaient à être pro-

posées par cubes de deux cents grammes à un

kilo, sans amélioration de leur emballage ou de

leur ergonomie.

Touchée par le changement des pratiques de

lavage, de la composition des textiles, mais éga-

lement par la vétusté de ses fabriques et sonman-

que de compétitivité sur les marchés extérieurs,

la savonnerie marseillaise allait connaître des an-

nées noires. En 1958, il y avait encore 38 savon-

neries. «L’Abeille», «La Roue», «La Corvette»,

«L’Amande», «La Sainte-Famille» perpétuaient

la tradition. Une à une, les usines se mirent à fer-

mer et des marques connues comme «Le Chat»,

«L’Amande», «La Sainte-Famille», «Le Petit

Marseillais» furent reprises sous d’autres cieux.

Chassés depuis longtemps de leur implantation

originelle aux abords immédiats du premier port

de France, les derniers bastions de la savonnerie

se trouvent aujourd’hui dans le quartier de Sain-

te-Marthe comme englués dans le paysage ur-

bain, entre rocades routières et cités d’habitation ;

10

©COLL.CCIMP -QAF02649

Affiche de J. Stall,

150 x 115 cm

Papier

commercial

©COLL.CCIMP -QDF14