n°217 - Marseille en chansons
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1 numéro

8 euros

128

Dans la collection du Petit Mercure inti-

tulée «Le Goût de…», Joël Schmidt pro-

pose

Le Goût de Marseille

. Un livre facile

à mettre dans sa poche quand on voyage,

–Mercure n’est-il pas le messager romain

des divinités de la mythologie, le dieu du

commerce et des voyageurs ?–, et qui

contient quelques renseignements prati-

ques sur la ville. Un livre original surtout

par le choix d’extraits très variés de textes

sur Marseille. Pour l’Antiquité, Strabon y

figure, bien sûr, et tout près de nous, Jean-

Claude Izzo, Patrick Cauvin, Jean Con-

trucci, ainsi que des passages incontour-

nables sur la bouillabaisse et l’OM. On

connaît moins l’«austère discipline» des

Marseillais vantée par Valère-Maxime, un

historien romain du temps de Tibère, et

leur détermination à fermer leurs portes

à ceux qui «ne cherchent qu’à vivre de

leur paresse». On retrouve avec plaisir le

précis et précieux récit de Joinville au

moment du départ de la première Croisa-

de (août 1248), la façon qu’on a de faire

entrer les chevaux dans un bateau puis

d’en boucher la porte comme un tonneau

afin qu’en hautemer l’eau n’y pénètre pas.

Plus loin, voici les incantations romanti-

ques de Lamartine quittant Marseille par

mer –soulignons que la statue du poète

orne l’esplanade du magnifique Jardin

Longchamp, et à l’opposé, voici des mor-

ceaux de chansons de Vincent Scotto, de

Léo Ferré ou de IAM («Je viens de Mar-

seille»). Pour chaque texte Joël Schmidt

fait une courte présentation, le remettant

dans son contexte historique pour nous

en faciliter la lecture. Toujours éclectique,

il n’hésite pas à tracer le caractère des

Marseillais à partir d’un passage de La

Guerre des Gaules ni à livrer au lecteur

le vocabulaire spécifique de la partie de

boules. Si la richesse deMarseille est dans

sa diversité, le livre de Joël Schmidt en est

le reflet parfait.

Jacqueline Duchêne

Le Goût de Marseille

par Joël Schmidt

Mercure de France

120 pages, 4,80 euros.

Lorsque que, dans les années ’60, de lon-

gues grèves paralysèrent quelques quoti-

diens régionaux, Henri Amouroux alors

directeur de

La République du Sud-Ouest

,

me confia : «c’est dramatique, la vie s’est

arrêtée dans les villages, il n’y a personne

aux enterrements». Tel était, et demeure,

le rôle de la presse régionale (PQR) : dif-

fuser les annonces et avis divers d’une vil-

le et de sa région. C’est ainsi que naquit

en 1760, le premier journal édité à Mar-

seille (hebdomadaire toutefois, paraissant

le jeudi). Il n’y avait, à cette époque que

quatre ville dotées d’un tel moyen d’infor-

mations. Il faut attendre le début du XIX

e

siècle pour que l’intérêt de tels journaux

se manifestât et que, s’ajoutant aux «a-

vis», les tumultueux événements politi-

ques inclinèrent les «journalistes» à

s’intéresser à l’actualité et serrer de plus

près l’information sous peine de perdre

leurs lecteurs. Avec le développement de

l’imprimerie –dont les techniques sta-

gnaient depuis le XVI

e

siècle !– et l’appa-

rition véritables machines à imprimer, les

rotatives, vit se multiplier les titres sur

tout le territoire, et Marseille ne fut pas

en reste. Parmi les titres les plus fameux,

il faut citer

Le Sémaphore

dont le titre

dévoilait clairement ses intentions :

Feuille commerciale, maritime, indus-

trielle d’avis juridiques et avis divers.

Fondé en 1828, sa longue vie jusqu’en

1944 en a fait une très riche source

d’informations. Pierre Echinard ne me

démentira pas, son ouvrage est un vérita-

ble kiosque à journaux du XIX

e

siècle,

qu’il dissèque avec minutie. Passionnant.

M.S.

Marseille à la Une. L’âge d’or

de la presse au XIX

e

siècle.

par Pierre Echinard

Editions Autres Temps

Marseille, 12 euros.

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