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A la découverte du 7e arrondissement

Sa beauté naturelle et sa richesse patrimoniale sont telles qu’il est bien délicat de se limiter à un secteur du 7e arrondissement pour en révéler toute sa splendeur. Décrire Endoume est à ce titre révélateur de ces trésors marseillais en tout genre qui émerveillent quotidiennement les habitants et ensorcellent les touristes. De l’anse de Maldormé à celle de Malmousque, par exemple, toute la rade s’ouvre aux regards des visiteurs. Lesquels peuvent prolonger le voyage sur la Grande Bleue en poursuivant leur chemin sur la célèbre corniche John-Fitzgerald-Kennedy vers le Roucas-Blanc. L’anse de l’Oriol, la plage du Prophète ou la base nautique du Roucas-Blanc sont autant de haltes possibles. Toutes différentes, toutes surprenantes. Sans oublier trois arrêts incontournables sur cette route mythique : le vallon des Auffes, la Villa Gaby et le marégraphe. Soit l’un des villages de pêcheurs marseillais les plus typiques de la ville, l’un des joyaux architecturaux de la fin du XIXe siècle et le bâtiment abritant l’appareil unique au monde servant à fixer l’altitude d’origine (le niveau « zéro ») de la France continentale. La liste n’est évidemment pas exhaustive.

Là ne s’arrêtent pas les surprises puisque cette portion du territoire marseillais abrite également le Palais du Pharo. Aujourd’hui lieu de travail privilégié de la ville d’une surface de 7 000 m², destiné aux congrès, conventions et colloques, cette résidence impériale du XIXe siècle, dont la construction fut décidée par Napoléon III  sur des terrains offerts par la municipalité, jouit d’une situation géographique idéale. Avec une vue incomparable sur le Vieux-Port, la côte nord et les lointaines collines. Havre de paix, son jardin de près de 6 hectares (Émile-Duclaux), rétrocédé en même temps que le Palais à Marseille par l’impératrice Eugénie, est devenu une promenade aussi prisée qu’enviée.

Avec Pomègues au sud, Ratonneau au nord, If à l’est et l’ilôt Tiboulen à l’ouest, la silhouette de calcaire de l’archipel du Frioul fait figure de lieu de villégiature, à quelques encablures seulement de l’agitation urbaine. Jadis lieu de quarantaine pour les bateaux qui arrivaient à Marseille, ces îles accessibles grâce à des navettes régulières au départ du Vieux-Port, font aujourd’hui le bonheur de 150 habitants et de milliers de touristes autant séduits par des plages et des criques uniques que par le patrimoine culturel, en tête duquel se trouve le Château d’If.

À cheval sur les quartiers du Roucas-Blanc et de Vauban, juché sur un piton calcaire de 150 mètres, s’élève enfin l’emblème de la cité phocéenne : Notre-Dame-de-la-Garde. Basilique érigée en 1864 d’après les plans de  l’architecte Henry Espérandieu, la « Bonne Mère » veille sur la ville et ses habitants. Et nul ne peut dire connaître Marseille sans y faire un détour pour brûler un cierge. Et ainsi apprécier, sans aucune exagération, le plus beau panorama sur la Méditerranée !

 

 

L’info insolite :
La flore de l’archipel du Frioul compte une vingtaine d’espèces bénéficiant d’une protection nationale ou régionale. Si la plupart ont pratiquement disparu du continent, ou se limitent à sa partie littorale,  elles constituent le charme et l’histoire de la Provence. Avec des noms qui fleurent bon l’évasion comme l’Astragale, la Germandrée purpurine ou la Passerine hirsute. Les îles font aussi figure de refuge pour un grand nombre d’espèces animales, hivernantes ou non, en quête de tranquillité. Nombre d’insectes, reptiles, oiseaux et rares mammifères ont ainsi élu domicile au Frioul.

 

Crédits photos : ARCHIVES DE MARSEILLE 18 FI 18

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