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A la découverte du 2e arrondissement

Avec 300 jours de soleil par an en moyenne, Marseille est devenue, particulièrement ces dernières années, prisée du Septième art. Et se classe désormais deuxième ville de tournages en France après Paris. Intéressante sur un plan économique pour les producteurs - car la contrainte de la pluie est des plus onéreuses -, la cité phocéenne l’est aussi d’un point de vue graphique pour les réalisateurs, comme le souligne le succès de la série Plus belle la vie dont les décors s’inspirent des ruelles escarpées de la partie la plus ancienne et remarquable de Marseille : le Panier. L'origine de son nom viendrait de l'enseigne d'une auberge, « Le Logis du Panier », installée au XVIIe siècle, bien après la colonie grecque de Massalia, en 600 avant notre ère. Célèbre et plébiscité par les touristes, ce territoire jadis entouré de remparts entre les buttes Saint-Laurent, des Moulins et des Carmes n’est pourtant pas un quartier officiel de la ville puisqu’il repose administrativement sur Les Grands Carmes, l'Hôtel de Ville et La Joliette (2e arrondissement). Amassées les unes contre les autres dans des petites rues abruptes en raison des contraintes historiques liées aux remparts, ce qui constitue aujourd’hui le charme du site, les habitations constituent à elles seules une carte postale marseillaise. Laquelle compte trois places emblématiques synonymes de respiration et de fraîcheur pour les plus vaillants des flâneurs : la place de Lenche, une ancienne agora grecque en contrebas du quartier ; la petite place de Lorette, accessible par le passage éponyme via la rue de la République et enfin, au sommet, la place des Moulins.

Le Panier est au final d’une incroyable richesse mise en lumière par des réhabilitations orchestrées par la Ville. Il est aussi un régal pour les papilles avec des spécialités comme l’Espérantine, un bonbon au chocolat noir associé à de l’huile d’olive et présenté sous la forme d’une feuille d’olivier. Sans oublier les navettes, ces petits gâteaux secs parfumés à la fleur d’oranger qui se mangent tout au long de l’année, et dont l’une des fabriques artisanales, « Les navettes des Accoules », se trouve dans la rue Caisserie, au cœur du Panier.

Outre les ruelles, les innombrables commerces et les savoureux délices, le quartier est entouré du nord au sud et d’est en ouest de moult trésors qu’il est inenvisageable de lister sans en oublier. Mais citons quelques incontournables comme l’Hôtel-de-Ville, dont l’architecture est inspirée des palais génois du XVIIe. À découvrir aussi, l’hôtel de Cabre et la Maison Diamantée qui ont échappé aux destructions des autorités allemandes durant la Seconde Guerre mondiale, la cathédrale de la Major, le centre culturel de la Vieille Charité et l’Hôtel-Dieu, un ancien hôpital réhabilité en hôtel 5 étoiles.

 

Depuis 1995, la façade maritime qui abrite le port autonome d’Arenc depuis 1966, est aussi l’objet de toutes les attentions. La plus grande opération de rénovation urbaine d’Europe du sud engage la réhabilitation d'un périmètre de 480 hectares entre le port de commerce, le Vieux-Port et la gare TGV.


L’info insolite : découvrez la Maison de la Boule

Ouverte depuis le week-end de Pâques 2015, la Maison de la Boule pétanque et jeu provençal (4, place des 13 Cantons) accueille le public toute l'année, du mercredi au dimanche, de 10 heures à 19 heures sans interruption. Elle comporte un mini-musée qui s’enrichit progressivement, un espace muséographique présentant l'évolution du jeu de boules à travers les âges et une boutique avec des produits dérivés. Les néophytes ou amateurs confirmés peuvent tester leur adresse sur un boulodrome d’intérieur.

 

Crédits photos : ARCHIVES DE MARSEILLE 18 FI 18

 

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