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A la découverte du 16e arrondissement

Un esprit de modernité, une terrasse sur la mer, une terre d’inspirations… Ces étapes incontournables, bien connues des marcheurs du circuit pédestre local, sont celles des peintres qui se sont succédé à l’Estaque, entre 1860 et 1920. Cézanne et Braque, en premier lieu, mais aussi, pour ne citer qu’eux, Monticelli, Guigou, Renoir, Dufy, Marquet ou Derain. Tous ont, au fil des décennies, donné des formes et des couleurs diffusées dans le monde entier à ce célèbre village de l’extrême nord-ouest de la ville, ancien lieu de villégiature de la bourgeoisie marseillaise. Avec ses petites maisons de ville, ses rues étroites, ses commerces accueillants, ses terrasses et son port où pêche et plaisance se marient si bien, l’évasion y atteint encore aujourd’hui son paroxysme.

Alors que 150 tuileries de ce quartier contribuaient à la notoriété et à la prospérité de Marseille sous le Second-Empire, le tourisme fait à l’heure actuelle, les belles heures de ce quartier si typique. Il faut dire le panel d’activités est ici complet. L’offre culturelle, d’abord, est des plus fournies avec, au choix, la forteresse du Château Fallet chère à Émile Zola, la chapelle Notre-Dame de la Galline ou encore le cinéma d’art et d’essai à la remarquable façade, l’Alhambra.

Le fief du réalisateur Robert Guédiguian qui y situe nombre de ses scènes cinématographiques, est agréable par bien des aspects et en toutes saisons. Aux nombreux bars, restaurants et petits commerces qui donnent au village des airs de station balnéaire, s’ajoutent des traditions bien locales comme les panisses et les chichis. Accompagnements respectifs prisés des apéritifs et desserts succulents, ils se dégustent sans modération dans les baraques installées sur la place centrale, à deux pas des quais. Mais aussi, pourquoi pas, dans le jardin de Corbières, d’où surgit parfois, sur le viaduc éponyme, le train de la Côte bleue. Là où les peintres aimaient poser leurs chevalets, au milieu d’une nature méditerranéenne merveilleusement reconstituée, le farniente est chaudement recommandé.

L’ambiance ne pourrait cela dit, être si détendue sans la possibilité de s’offrir un bon bain de mer. À l’Estaque, cela se passe bien à l’abri du Mistral, en contrebas du jardin de Corbières, sur l’une des trois plages que l’on trouve à la sortie du village en direction de la Côte bleue. Sable (la Batterie, la Lave) ou galets (Fortin), le repos et la détente y sont aussi fortement conseillés.

Avec les Riaux, Saint-Henri et Saint-André complètent ce 16e arrondissement. Et c’est par ce dernier quartier, porte d’entrée maritime incontournable, que nombre de croisiéristes découvrent Marseille, en débarquant au môle Léon-Gourret. Plus de 1,6 million de visiteurs y sont passés en 2016, concourant à faire de la cité phocéenne un fleuron entré ces dernières années dans le Top 20 mondial. Également 9e port de transit et 5e port de Méditerranée, le leader français en plein développement est ainsi devenu une escale privilégiée pour nombre de touristes. Et il ne s’agit là très certainement que de prémices.


L’info insolite
Les visiteurs peuvent naturellement rejoindre l’Estaque en voiture ou en bus, mais l’option la plus originale reste sans doute la navette maritime. Entre avril et octobre, la Régie des Transports Métropolitains (RTM) affrète des navettes entre le Vieux-Port et l’Estaque, mais également à l’opposé de la rade vers la Pointe Rouge : un trajet des plus pittoresques pour profiter du littoral dans des conditions optimales.

Crédits photos : ARCHIVES DE MARSEILLE 18 FI 18

 

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